Renaître à soi, la métamorphose

Les épreuves de la vie se chargent de nous détacher peu à peu de notre égoïsme.
Un deuil, une séparation, une maladie, une frustration bouleversent une personne et l’amènent à un retour sur elle-même.
Ce dénuement symbolique et le choc psychologique qui l’accompagne, l’incitent à une remise en question qui la préparent à sa nouvelle vie.
« Cette prise de conscience doit m’aider à abolir les obstacles qui se dressent entre celui ou celle que j’ai cru être et celui ou celle que je suis réellement depuis toujours, et que je dois faire émerger. Je suis invité(e) à devenir moi-même, à franchir le barrage de mes fausses certitudes et de mes angoisses pour arriver au cœur de mon être intérieur, à faire tomber les barrières pour retourner à l’essentiel de mon être, à regarder en moi, chercher mes qualités et mes défauts et les reconnaître sans me mentir, en restant objectif(ve). Chercher des excuses serait une perte de temps car personne ne me jugera, hormis moi-même. »
Pour notre liberté intérieure, découvrir un sens dans ce qui nous blesse est chemin…chemin d’ouverture, d’intégration, qui passe par la traversée de l’Ombre, la face refusée et bien cachée de nous-mêmes. C’est par cette voie que l’être se libère : au vieil être succède l’être nouveau, quittant ses anciennes et mauvaises habitudes, au chaos, l’harmonie, et aux ténèbres, la lumière.
Voyons ce qui est obscurité en nous, ce qui est fausse vision ;  « re-connaissons » et grandissons pour la lumière. La personne qui peut nous accompagner sur le chemin, le guide, le maître serviteur du véritable Soi, n’est là que pour nous donner un éclairage sur l’inexistant douloureux entretenu par nos pensées et nous donner le courage d’agir afin que nous soyons notre propre maître. C’est ce que nous vivons en conscience qui est notre maître véritable.
Un événement, une personne, amie ou ennemie,tout ce qui déclenche un phénomène en nous, tout ce qui peut nous révéler quelque chose et permettre l’ouverture de notre conscience à une vision nouvelle libératrice d’une servitude, apparaît comme un maître.
L’être intérieur se libère par la vivance profonde des phénomènes de son existence, par le continu dévoilement de sa conscience, donc le retrait des projections sur autrui et le lâcher-prise de ses conditionnements. Il doit quitter son Ego, son amour propre, son personnage, car le personnage est une invention, et l’on ne peut donner qu’un cœur, on ne peut donner que la vérité de notre être.
C’est cette attitude profonde qui est la clé de notre bonheur personnel car elle est le fruit d’une métamorphose : mourir à soi pour renaître à soi-même.
Comme pour le ver à soie qui se débarrasse de son enveloppe, c’est le déploiement ; l’être se débarrasse du superflu pour revenir à l’essentiel, il quitte la chrysalide pour effectuer son premier envol, libre et le cœur léger, en harmonie avec sa nature profonde, avec sa divinité intérieure.
Vers la liberté intérieure

D’après Renaître à soi, la métamorphose, un article de Laurent Goffin, http://leveilensoi.blogspot.fr/2012

 

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