Nous sommes des êtres d’attachement

Métamorphose, métmoires, attachement liens vie utérine« Vous et moi qui désirons de toutes nos forces mieux vivre l’amour, aimer, être aimés, mieux vivre ensemble, nous qui peinons si souvent pour entretenir des liens heureux, nous sommes renvoyés et parfois à contrecœur, à nos premiers liens d’attachement. Bien sûr, ce sont ces liens avec nos parents qui ont été nos premières amours. Il est si impressionnant, si déroutant même pour nous de constater comment nous les répétons. En fait, on se rend compte qu’on n’a rien oublié. Nous les reconduisons tels quels la plupart du temps, dans nos amours d’adultes, dans nos couples, du reste aussi avec nos enfants, nos amis parce que nous ne savons rien de mieux que ce qui nous est arrivé si intimement, si inévitablement tandis que nous nous élaborions dans la vie utérine.
Cette vie première, tandis que toute notre personne se fabrique, incorpore ce qui nous touche le plus. Et ce qui nous touche le plus vient de notre mère, puisque nous sommes au sein d’elle-même. Tandis que naissent et vivent nos tissus, nos organes qui se développent, tout de nous-même est imprégné absolument, littéralement par l’expérience que nous donnent à vivre le corps et le psychisme et le cœur de notre mère, et nous n’avons aucun moyen d’y résister, de nous en défendre et surtout pas d’y échapper. Oui, il nous faudrait revenir à notre vie avant de naître car il y a beaucoup de nous et même le plus central de nous-même qui y demeure. Il est toujours très fort de suivre le fil rouge de notre histoire et d’y plonger aussi intiment, aussi profondément que nous le pouvons afin que nous puissions raccorder notre histoire avec celles de ces autres, parents, aïeux, lignée, que nous menons à évoluer au travers de tout ce qu’ils nous en transmis.
NOUS SOMMES DES ÊTRES D’ATTACHEMENT. Il nous est impossible de vivre seuls, de développer ce que nous sommes, d’apprendre même qui nous sommes, d’avoir un cœur actif et une véritable intelligence humaine sans qu’il ait eu une autre et encore moins un autre et qu’il y ait encore un autre auquel on tient et qui tient à nous. Et ceci depuis l’origine. »

Extrait de « La vie avant la naissance » de Josette Stanké

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