La vie avant la naissance

« Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine. »
F. Nietzche

La vie avant la naissance

 

La vie avant la naissance« Vous et moi qui allons à la rencontre de nous-même, comment oublier nos commencements, impossible de ne partir que d’aujourd’hui, de renoncer à nos racines, d’ignorer notre origine. Et ce n’est pas exactement à la naissance que nous avons à remonter seulement, neuf mois intenses déjà nous ont livrés à la force bâtisseuse de la vie qui nous a fabriquée. Plus rien jamais dans notre existence ne nous soumettra à cette fulgurante et incessante explosion de vie. Et nous nous agrandirons chaque fois qu’en adulte maintenant nous ressaisirons un peu de cette immense vigueur de notre vie première. […] C’est elle qui a gagné en nous ; la reconnaître, la célébrer, nous approcher de nous-même nous donne des forces réellement insoupçonnées.

Il semble que la vie en se donnant vienne déposer à la nôtre le désir de devenir tout ce que nous pouvons être ; mais aussi celui d’éprouver le sentiment d’être nous-mêmes et de nous connaître.

Revenir à la source dont peu ou rien n’est accessible directement à notre conscient est une quête légitime pour qui cherche l’unité entre son être et sa vie. Observer comment la biologie s’y prend pour concocter des moyens de séduction imparables entre l’ovule et le spermatozoïde, entre le corps de la mère et celui, demi-étranger, du fœtus, voir comment la vie gagne, est une fable réconfortante.

Comprendre comment les états affectifs de notre mère forment les nôtres, marquent notre développement, éclairent beaucoup de nos zones d’ombres. Nous sommes le résultat des générations passées. C’est indéniable. Mais le travail de conscience que nous entreprenons peut changer la donne de nos transmissions. Et c’est exactement la raison d’être de ce retour à nos sources. »

« La vie avant la naissance » – Josette Stanké –psychothérapeute, conférencière, auteur et formatrice internationale – Livre audio 2002
Extrait retranscrit par Véronique Larderet

 

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